Nos revendications

La Coalition porte un projet solidaire pour que les Québécoises et les Québécois fassent des gains significatifs en matière de conciliation famille-travail-études afin d’apporter une réponse collective aux bouleversements et aux nouvelles réalités auxquels la population est confrontée.

Une vraie démarche de conciliation famille-travail-études doit changer le modèle basé sur l’adaptabilité de la main-d’œuvre et de la population étudiante afin de mettre les besoins des familles au centre des préoccupations. Une réflexion s’impose quant aux contraintes vécues par les travailleuses et les travailleurs ou les étudiant.e.s qui sont parents et/ou proche aidant.e.s, notamment en ce qui a trait aux conséquences sur leur santé et sur celles des membres de leur famille, ainsi que, paradoxalement, sur leur productivité (charge de travail et avancement), en emploi comme aux études.

Il faut aussi mesurer l’impact d’une conciliation famille-travail-études inadéquate sur la capacité des personnes concernées à jouer leur rôle de citoyen.ne dans la sphère publique. Pour ce faire, tous les milieux de travail devront repenser la notion de lieu de travail, rendre les horaires plus flexibles et adaptés, mieux adapter la répartition des vacances et réfléchir à l’idée d’une réduction ou d’une compression du temps de travail. Et, pour les études, il faudra ajuster les horaires et les lieux où sont offerts les cours, ainsi que les périodes d’absence et de retour aux études.

L’importance de trouver un juste milieu qui permette aux parents et aux proches aidant.e.s de faire de véritables choix face à leurs obligations familiales et professionnelles devient évidente.

Pour ce faire, le Québec pourrait s’inspirer des différents modèles existant ailleurs et les adapter pour développer un modèle unique, soit un hybride entre les modèles qui soutiennent :

  • les parents en emploi (pays scandinaves)
  • les personnes qui quittent leur emploi ou qui réduisent leur temps de travail pour prendre soin de leurs enfants et de leurs proches (France et Belgique).

Pourquoi, en effet, ne pas élaborer un modèle unique et novateur qui allie le meilleur des deux mondes, permettant ainsi aux familles, aux travailleuses et travailleurs et aux étudiant.e.s , tout comme aux employeurs et à la société tout entière d’être gagnants à tout coup ? Le calcul des retombées, non seulement économiques, mais aussi sociales, d’une véritable politique de conciliation famille-travail-études est à faire pour montrer la justesse d’un tel virage pour le Québec[1].

La Coalition pour la conciliation famille-travail-études a établi sa plateforme politique afin d’encadrer son travail, de faciliter le développement de ses prochaines actions et de susciter une très large adhésion.


[1] Association féminine d’éducation et d’action sociale. Les normes du travail : Un support pour concilier famille et travail Mémoire, 2002, http://www.afeas.qc.ca/documentation/les-normes-du-travail-un-support-pour-concilier-famille-et-travail-memoire-decembre-2002/.

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